Isabelle Chapuis

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Née en 1982 à Paris, France.

Mon travail se déploie de la pratique de la photographie artistique à celle de la photographie thérapeutique. Ces deux dimensions se nourrissent et se renforcent l’une et l’autre. Ceci me singularise en tant qu’artiste et en tant que thérapeute. C’est un positionnement transversal, vivant, dont le cœur est le corps humain, que je perçois telle une porte d’entrée vers l’exploration de soi. L’expression artistique m’apparait comme un fil d’Ariane que je déroule pour être au plus proche des hommes et des femmes que je photographie; ces rencontres m’aiguillent vers ma propre essence. Je perçois l’épiderme telle une texture vibrante qui recèle de nos mémoires et le corps contenant le large spectre de notre expérience de vie. A titre personnel, j’explore la relation au corps et aux différentes couches de l’être par la danse libre, le tantra, le yoga et le chamanisme. Ce cheminement est soutenu par le besoin de créer en photographie et par la nécessité d’évoluer personnellement.

Diplômée de Penninghen en arts graphiques (2005), j'ai consacré deux ans à de longs séjours en Asie et au Moyen-Orient, me confrontant à d’autres réalités. Tandis que j'optais résolument pour la photographie, mon regard s’est orienté vers des créations conjuguant portrait et mise en scène, embrassant les différentes formes du vivant. De retour à Paris, je remporte le Prix Picto en 2010. En 2011, j'intègre l’agence LNB. Un an plus tard, ma série BARBAPAPA primée par la Bourse du Talent, est exposée à la Bibliothèque nationale de France François Mitterrand qui l’intègre dans son fonds photographique. Mon travail est régulièrement exposé dans les galeries et institutions, notamment à la galerie Bettina à Paris, au Centre d’Art Contemporain du Château des Adhémar à Montélimar ou à l’Espace Snap aux Etats-Unis. En Asie, à la Galerie Paris 1839 à Hong Kong et en Chine où j'exposais au sein du mois Franco-Chinois de l’environnement dans cinq grandes villes. Depuis décembre 2016, ma série RITUELS  est entrée dans la collection permanente du Grand Musée du Parfum à Paris. En 2017, les Hôtels Pullman, me commande une création (LORELEY) dédiée à leur collection d’art contemporain. En septembre 2018, je présente une installation au Palais Galliera à Paris. Invitée en résidence pour la 9ème édition du festival Planche(s) Contact, j'y expose ma série ANITYA qui intègre la collection du Musée des Franciscaines à Deauville. En 2020, je fais partie des finalistes du Prix BMW. Pour ma troisième résidence, je suis invitée à la Fondation Albert Gleizes en 2021 ceci en vue d’une exposition au Centre de photographie contemporaine le Bleu du Ciel, à Lyon, en 2022.

En parallèle de mon travail artistique, j'explore la dimension thérapeutique de la photographie depuis 2010. Par le biais d’un langage non verbal, la photographie permet de se raconter en image, de se connecter à une dimension intime et affective. Utilisée tel un langage émotionnel, l’image devient alors un outil d’exploration personnelle. En croisant une approche thérapeutique et artistique, je propose un voyage intérieur invitant chacun à libérer la voix du corps et explorer la force transformatrice de l’image. Je propose une approche holistique de la photographie, qui embrasse l’être humain dans son ensemble : dans sa dimension physique, mentale, énergétique, émotionnelle et spirituelle. En trouvant ce qui émane de chacun de nous, nous pouvons mesurer l’ampleur de notre puissance et rayonner pleinement.

 

ACTUALITES : 

3 juin > 24 septembre 2022 : Exposition " C'est en croyant aux roses qu'on les fait éclore. " à la 110 Galerie, 110 rue Saint-Honoré, 75001 Paris.

" Pour son exposition inaugurale, la 110 Galerie célèbre le vivant en rassemblant les travaux personnels de la photographe plasticienne Isabelle Chapuis ainsi que deux séries réalisées en collaboration avec le plasticien végétal Duy Anh Nhan Duc. L’exposition s’inspire de l’histoire du lieu : en 1922, une boutique de fleurs ouvre ses portes au 110 rue Saint-Honoré. Cette échoppe se transmettra de mère en fille, de génération en génération. « C’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore » nous parle de transmission, de transformation, d’impermanence, de poésie et d’espoir. "